Sofinar (ou Safinaz) risque d'être expulsée d'Egypte

Scène où une femme monte sur scène avec Sofinar
Scène où une femme monte sur scène avec Sofinar

La danseuse orientale Sofinar va être prochainement jugée pour 'incitation à l'immoralité'. Cela fait suite à une prestation de danse orientale qu’elle a effectuée sur une des plages de la côte égyptienne. Bien qu’elle ait déjà réalisé ce genre de show dans le passé, il lui a été reproché d’avoir laissé des badauds monter sur la scène. Une femme en particulier a dansé de façon très suggestive avec Sofinar, avec des youyous. Cette inconnue était en maillot de bain deux pièces (bikini) alors que la danse du ventre est réglementée en Egypte obligeant les danseuses à porter un costume ! C’est donc la responsabilité de l’artiste qui est mise en cause.

De nombreux Egyptiens ont vu la vidéo de cette représentation sur Internet et se sont dits choqués. C’est pour eux explicitement une incitation à la débauche qui n’a plus de rapport avec la danse traditionnelle. Ces nombreux témoignages de citoyens outrés ne font qu’aggraver le cas de la jeune danseuse qui risque une peine de trois ans de prison ferme, une interdiction de pratiquer son métier en Egypte à vie, et même une expulsion du territoire ! Son sort sera fixé prochainement, mais l’affaire traine à être jugée et cela est dû à la période compliquée que traverse le pays (comme le monde entier) avec l’épidémie de Covid-19.

Rappelons que Safinaz a déjà connu les tribunaux pour le même motif d’incitation à l’immoralité. En 2014, elle avait réalisé une danse vêtue du drapeau national d’Egypte et avait choqué un grand nombre d’Egyptiens. En effet, il a été considéré qu’associer une danse que de nombreuses personnes qualifient d’immorale avec le drapeau de la patrie était une violation de l’article 233 de la Constitution d’Egypte qui stipule que toute insulte faite à l’encontre du drapeau égyptien est punissable par la loi. En 2015 le tribunal a annoncé sa sentence : la danseuse a écopé de deux ans de prison avec sursis et d’une amende de 40 000 livres égyptiennes (2000 euros environ).

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Mis en ligne : Mercredi 30 Juin 2021

 
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