Win Al Malayin, la chanson du Peuple arabe

Belle femme palestinienne
Belle femme palestinienne

La chanson 'Wayne Al Malayin' (Où est le Peuple arabe, où sont les millions de gens qui souffrent…) raconte la souffrance qu’endurent des Palestiniens avec les forces israéliennes.

Elle a été écrite par le poète libyen Ali Al-Kilani et la mélodie  a été composée par Abdullah Muhammad Mansour, un compositeur libyen. Chaque mois du Ramadan, les télévisions du monde arabe diffusent cette chanson du peuple arabe. Le 30 septembre 2000, la mort d’un jeune Palestinien de 12 ans touché par des tirs israéliens alors qu’il se réfugiait dans les bras de son père a considérablement ému le Monde arabe : la mort du petit Mohammed Al Dura a été filmée et en quelques heures, la vidéo a fait le tour du monde ! C’est donc dans ce contexte de seconde Intifada, que le peuple arabe réunit ses forces pour ne pas sombrer, pour cela des chansons comme Win Al Malayin ont l’effet escompté.

Paroles de la chanson Win Al Malayine

Où sont les millions, où sont les millions ?...
Où est le peuple arabe ?
Où est la dignité arabe ?
Où est le sang arabe ?
Où est l’honneur arabe ?
Où sont les millions ?

Dieu est avec nous il est le plus fort
Il est plus grand que des enfants de Sion
Ils pendent, ils tuent, ils ensevelissent, ils mettent nos enfants dans des tombeaux
Ma terre, tu ne seras pas facile à prendre
Mon sang rouge raconte le vert de la terre
Amère comme le citron

Le feu de la révolution devient plus fort
Nous sommes les vainqueurs
Nous sommes plus forts que les montagnes [Bis]
Plus forts que les sables

Lorsque nous sommes en captivité, nous chantons pour les révolutionnaires vivants
Hors de prison, nous nous battons, nous ne nous mettons pas à genoux, nous ne cédons pas

Ce qui est dans nos cœurs est plus fort qu’une armure
Dans mon corps, il y a des mitrailleuses

Refrain
Où sont les millions, où sont les millions ?...
Où est le peuple arabe ?
Où est la dignité arabe ?
Où est le sang arabe ?
Où est l’honneur arabe ?
Où sont les millions ?

Nous sommes la vérité et nous sommes le peuple
Eux sont l’équipe de l’éléphant [qui a attaqué les Arabes]

Génération de la vérité génération de la révolution arabe
Nous sommes les oiseaux ababil
Nous devons leur jeter des pierres
Des pierres de volcan

Nous ne nous agenouillons pas, nous n’obéissons pas à leurs ordres
Leurs intrigues sont trompeuses
Dans mon corps, il y a des mitrailleuses
Et je dis à mes frères où êtes-vous ?

Ce qui est dans nos cœurs est plus fort qu’une armure
Si nous mourrons avant nos enfants
Ecris, ô le temps
De ne jamais piétiner nos terres avec mépris
Que la résistance du peuple ne sera pas sous-estimée

Ecrivez mes frères du temps
La révolution est une foi
La révolution est une foi

bébé palestinien

Le poème du Libyen Al-Kilani est un chant d’espoir et de désespoir à la fois. La chanson fait référence à une légende mentionnée dans le Coran, une attaque d'un souverain étranger contre la Mecque avec des éléphants, "repoussée grâce aux oiseaux 'ababils' – désignant les martinets ou les hirondelles – qui leur ont lancé des pierres brûlantes...". Pas uniquement un chant antisioniste donc, comme cela a été souvent dit, mais un appel à l'action pour se débarrasser de tous les régimes corrompus et obscurantistes qui se repaissent sur le dos des "millions" de gens qui souffrent dans le monde.

Les paroles ont été écrites pendant la Guerre Civile Libanaise, qui a commencé le 13 avril 1975 par le mitraillage d'un autocar transportant des Palestiniens qui revenaient à Sabra, un camp de réfugié... Un grand poète libyen Ali Muhammad al-Kilani al-Kadhafi, cousin de feu le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a décidé d’écrire une chanson pour rendre notamment hommage aux Palestiniens massacrés en 1982. Julia Boutros, est l’une des chanteuses du trio qui a chanté le fameux Wine Al Malayine qui a été diffusé sur les radios arabes. C’est une grande chanteuse libanaise, de confession chrétienne maronite et de mère arménienne chrétienne née en Palestine.

Ali Al-Kilani est un poète, auteur et compositeur libyen, qui varie principalement entre les chansons traditionnelles et patriotiques. Il a été surnommé 'le poète de la révolution Al-Fateh' ou 'le poète de la révolution libyenne'.

Il a commencé son travail à la radio audiovisuelle libyenne et l'a dirigé pendant plusieurs années.

Il a également remporté de nombreux prix, dont le premier prix au Festival de radio et de télévision du Caire. Aujourd’hui, ce festival s’appelle Le Festival du Caire pour les médias arabes et vise à promouvoir les radios des pays arabes. Il s’agit surtout de récompenser les programmes destinés aux personnes ayant des besoins spécifiques, les programmes environnementaux et les programmes scientifiques spéciaux.

'Wayne Al Malayin' chantée par Julia Boutros, Sawsan Al Hamami et Amal Arafa lors d’un célèbre concert à Tripoli.

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Mis en ligne : Vendredi 28 Mai 2021

 
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