Sites de rencontre, les Parisiens snobent les Noirs, les Arabes et le 93

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Dédaigneux voire hautains les Parisiens ? Voyons, cela se peut-il ? Pas du tout, la preuve, lorsqu'on leur demande leurs critères pour choisir un amoureux ou une amoureuse, les Parisiens affirment être ouverts. Ils disent ne pas accorder beaucoup d'importance à la religion, aux origines et au lieu de résidence d'un conjoint potentiel. Ça c'est la théorie. La réalité fait moins rêver, en effet, le département "Genre, sexualités et santé sexuelle" de l'Ifop a enquêté sur les habitudes amoureuses de 2 000 Parisiens sur des applis de rencontre. Et il en ressort que "les choix conjugaux des Parisiens n'échappent pas à des rapports de domination de classe ou de race". Est-ce possible ?

Femmes blanches et pas basanées

44% snobent les Maghrébines, pour des questions de supposée incompatibilité culturelle ou à cause du cliché de femme arabe = femme délinquante. Pour les mêmes raisons, 51% zappent les profils de femmes noires pour des questions de culture archaïque et parce qu'elles ne sont pas attirantes, et 34% ignorent les Asiatiques pour des raisons de physique ou parce qu'elles sont coincées. Pour ce qui est des Parisiennes vis-à-vis des Noirs et des Maghrébins, c'est encore pire ! 62% des Parisiennes ignorent les Noirs et près de 58% des Parisiennes, les Maghrébins

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On ne veut pas de banlieusards à Paris

L'étude montre également chez les Parisiens un entre soi géographique et social. "Dans les faits, la plupart des habitants de la capitale limitent le recrutement de leur conjoint à Paris intra-muros, ce qui en exclut d'emblée les catégories populaires", explique le directeur de l'Ifop.

Le 93 est dans les faits particulièrement sujet à cette discrimination : 28% des Parisiens interrogés par l'Ifop déclarent qu'ils refuseraient d'être en couple avec l'un de ses habitants, contre 13% avec une personne des Yvelines par exemple. "Concentré des représentations les plus stigmatisantes de l'imaginaire urbain français, le 93 constitue donc un véritable repoussoir à l'engagement sentimental." En particulier chez les habitants des beaux quartiers : 46% des habitants du 16ème arrondissement rejettent toute perspective d'engagement avec quelqu'un venant de Seine-Saint-Denis. La Seine Saint Denis a beau être de la bombe bébé (comme dit la chanson), elle est taboue pour les Parisiens des quartiers chics. Pourtant, les femmes arabes qui ont la classe, il y en a. Il suffit de voir le nombre de mannequins arabes ! Elles ne sont peut-être pas aussi renommées que Claudia Schiffer, mais elles sont de plus en plus nombreuses dans la profession. Elles sont au rendez-vous pouvons-nous dire. Toutefois, partagées entre leurs racines et l'envie de vivre à l'occidentale, les Maghrébines n'ont pas qu'un profil. Elles ont leur sensibilité et s'entendre dire que l'on est inutiles nous agresse au quotidien. "Vous les femmes arabes, vous servez à rien..."

Il est devenu commun d'entendre des choses telles que Je déteste les arabes, je déteste votre religion... ces paroles haineuses qui traduisent la violence que des femmes modernes et intégrées n'ont pas mérité n'émeuvent personne !

Pourtant il y a bel et bien des Maghrébines qui "servent à quelque chose"...


Il n'y a pas que les Maghrébines en manque de repères, qui fréquentent les bars à chicha (qui fument le narguilé), encore qu'elles aussi méritent le respect, le fait d'être paumé ne fait pas de nous des "sous-hommes", mais aussi des femmes éduquées, instruites, parfois même érudites qui vivent à l'Occidentale. Le côté rebelle de certaines Maghrébines est à mettre sur le compte d'une éducation oppressante, fondée sur l'autoritarisme et la violence. Les gifles se succèdent, ainsi que les insultes et les rabaissements surtout de la part des mères maghrébines ! Cette éducation, s'il fallait l'appeler ainsi, ne peut que donner des femmes angoissées. Le fait d'immigrer permet de confronter son éducation à d'autres modèles pédagogiques et éducationnels. Dès lors, ni l'islamophobie ni l'arabo phobie, ni la judéo phobie ne peuvent d'être des solutions pour apaiser la société.

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Mis en ligne : Lundi 11 Mars 2019