Le Yémen coupe à Israël la route maritime qui passe par la mer Rouge

Le général de brigade yéménite Yahya Saree
Le général de brigade yéménite Yahya Saree

Avec un courage et une détermination admirables, en appui aux combattants palestiniens à Gaza assiégée, le Yémen, qui fait partie de ce que l’on appelle l’axe de la résistance, aux côtés du Hezbollah libanais et de la résistance irakienne anti-américaine, met à exécution son plan visant à couper la route maritime qui passe par la mer Rouge aux navires qui desservent l’entité sioniste. Les autorités yéménites ont déclaré que le blocus sera levé dès que la nourriture et les médicaments entreront à Gaza.

Lundi 11 décembre 2023, le porte-parole des forces armées yéménites, le général de brigade Yahya Saree, cité par Al Mayadeen, une chaîne de télévision d'information par satellite panarabe, a confirmé dans un communiqué que les forces navales avaient lancé un missile direct sur un navire norvégien qui s’apprêtait à livrer du pétrole à Israël.

Il a ajouté : "Le ciblage du navire norvégien chargé de pétrole est intervenu après que son équipage a rejeté tous les appels d’avertissement", soulignant que les forces armées yéménites n’hésiteront pas à cibler tout navire qui viendrait desservir Israël, alias l’entité sioniste. Le général de brigade Saree a fait savoir que "les forces armées yéménites ont réussi, au cours des deux derniers jours, à empêcher le passage de plusieurs navires qui ont répondu aux avertissements".

Les forces yéménites confirment qu’elles continueront d’empêcher tous les navires de toutes nationalités se dirigeant vers les ports israéliens de naviguer dans la mer d’Oman et la mer Rouge, jusqu’à ce que le siège de Gaza soit levé et que la nourriture et les médicaments dont sa population a besoin soient fournis aux Gazaouis.

Selon Al Mayadeen, les médias israéliens ont évoqué le danger que représente le blocus créé par les forces yéménites contre les navires israéliens et ceux à destination d’Israël, d’un point de vue économique et pas seulement sécuritaire.

Une des conséquences de ce blocus maritime est une hausse des prix de 30% à 60% sur les marchés de l’entité sioniste, d’après des experts de ce pays.

Un F-35B largue une bombe GBU-12
Un F-35B largue une bombe GBU-12

La rage des dirigeants sionistes

Les dirigeants des États-Unis livrent à l’entité sioniste, par centaines, les bombes larguées par des F-35 sur les habitations de Gaza, tuant des bébés, des enfants et des femmes, qui sont majoritaires en Palestine, et ils empêchent le Conseil de sécurité de l’ONU de faire cesser ces massacres. En même temps, ils font mine de s’intéresser à ces victimes palestiniennes, en demandant aux criminels sionistes de faire attention de ne pas toucher les civils quand ils bombardent aveuglément.

Depuis le 7 octobre dernier jusqu’à lundi soir, l’agression sioniste contre Gaza a fait 18 205 morts et 49 645 blessés, pour la plupart des enfants et des femmes, et causé des destructions massives d’infrastructures et une catastrophe humanitaire sans précédent, selon des sources palestiniennes et onusiennes.

Le défunt Mohammed Abou Samra (à droite) avec un collègue journaliste
Le défunt Mohammed Abou Samra (à droite) avec un collègue journaliste

L’entité sioniste tente vainement d’empêcher que l’on sache la vérité sur ses crimes et son génocide, comme le prouve le nombre de journalistes tombés en martyrs depuis le début de l’agression sioniste contre la bande de Gaza, soit 86 journalistes tués, le dernier d’entre eux étant Mohammed Abu Samra, tombé en martyr dimanche 10 décembre 2023 sous les balles de l’armée d’Occupation sioniste. Le bureau des médias à Gaza qui a donné ce chiffre, a expliqué que l’assassinat de journalistes palestiniens par l’entité sioniste visait à occulter le récit palestinien et la vérité.

Il y a trois semaines, le courageux journaliste palestinien écrivait : "Si nous devions mourir, nous mourrons en riant, nous mourrons debout, nous mourrons plus forts, mais nos âmes seront des fantômes qui pourchasseront tous ceux qui nous ont laissé tomber.".

L’acharnement sioniste va sans doute s’intensifier et durer, les dirigeants israéliens étant enragés par les pertes que leur armée subit sur le terrain, à Gaza, et par la détermination de la population gazaouie à rester sur place, sans compter la pression exercée sur le gouvernement sioniste par les familles israéliennes des détenus qui sont entre les mains de la résistance palestinienne et qui ne seront échangés qu’aux conditions de celle-ci.

D’après un article de M’hamed Rebah

Auteur :
Mis en ligne : Jeudi 14 Décembre 2023
 
Dans la même thématique