Les cons qui s'adorent ou le racisme en Espagne

Hotel Magaluf
Self Portrait as Spanish Conquistador Fernando Botero

Nous avons récemment été choqués de lire une grande quantité de propos haineux, des moqueries, proférées par des ignares à l’encontre des musulmans, plus spécifiquement envers les Arabes. Nous voulons parler de ces youtubers, de ces blogueurs qui sévissent en Espagne derrière leur ordinateur. Voilà une attitude qui est très certainement le signe d’un malaise profond dans l’acceptation de l’histoire de ce peuple. Beaucoup de ces Espagnols se délectent sur Internet à encenser une histoire sublimée et à moquer les autres peuples du monde, en particulier les peuples arabes. Il n'est pas étonnant de les voir agir ainsi, rarement une civilisation n'a été aussi dure de cœur que l’espagnole. Illustration: Conquistador Fernando Botero

Mentalité cruelle et perfidie sont les deux caractéristiques de l’Histoire de l’Espagne. Amusant, c’est pourtant la période la moins créatrice et la plus honteuse qui fait la fierté de nos rageux sur le Web : celle de l’Inquisition ! On a souvent vu des critiques formulées vis-à-vis des Anglo-saxons quant à leurs actes de destruction concernant le peuple des Indiens d’Amérique du Nord alors que presque rien n’est dit sur le massacre d’Incas et autres peuples d’Amérique du sud par les Espagnols.
Pourquoi donc cette vendetta envers les Arabes alors que l’Espagnol n’a pas une Histoire irréprochable ?

Si nous estimons que les conquistadors étaient méprisables à cause de leur comportement, il apparaît que leurs descendants ne valent guère mieux.

Qui sont les conquistadors ?

Suite à la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, des soldats et aventuriers espagnols appelés les conquistadors, débarquèrent avec leurs navires de guerre en Amérique du sud où vivaient alors de magnifiques civilisations antiques. Alors que n’importe quel être sensible aurait été émerveillé par tant de beauté : la beauté de la nature restée sauvage, la beauté des constructions des civilisations découvertes, de leurs rites, de leurs pratiques religieuses, de l’organisation de leur société ; ces individus avides et perfides n’y voyaient que profit par le vol des richesses minières et des bijoux de ces peuples, mais avaient la conscience tranquille puisqu’ils avaient été envoyés pour les évangéliser.  Bien pratique comme alibi !
Un officier espagnol, Hernan Cortès, débarqua un jour funeste de 1519 au Mexique avec ses hommes et ils furent aimablement accueillis par le souverain aztèque Moctezuma II, qui a crû naïvement qu’il allait se faire des amis. En réponse, H. Cortès le fit prisonnier et détruisit son territoire, aujourd’hui occupé par le Mexique. Récemment d’ailleurs, le Mexique a demandé à l’Espagne de présenter ses excuses pour cet acte odieux. Les Espagnols ont bien évidemment refusé, puisqu’il s’agissait de s’excuser pour la période de l’Histoire dont ils sont le plus fiers (voir la demande du président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador, de Mars 2019).

En 1532, le conquistador Francisco Pizarro marche sur les pas de ses prédécesseurs et reproduit le désastreux schéma en envahissant le territoire aujourd’hui occupé par le Pérou avec une armée pourtant petite (de 180 hommes seulement) qui n’eurent pas de scrupules à massacrer les populations présentes. Cela se solda par la capture de l’empereur inca Atahualpa qui finit par être tué.
Malgré tout, les Espagnols restent très fiers de cette période de leur Histoire, celle des conquistadors. Une période de conquêtes sans combats mais plutôt des prises de territoires et de richesses grâce à une avancée technologique : sans aucun effort.

Alors que dans d’autres pays du monde, l’époque de l’Andalousie, la grande Al-Andalus, fascine et émerveille, les Espagnols eux, la rejettent avec violence. Comment arriveraient-ils à imaginer que des Arabes pourraient leur avoir apporté quoi que ce soit de bon ? Pourtant, la période guerrière qu’ils chérissent tant n’aurait pas été possible sans la connaissance avancée dans l’équitation et l’élevage de chevaux de race, héritage des Arabes, aujourd’hui non reconnu. Heureux soient les Espagnols de ne pas avoir subis une conquête à la mode des conquistadors lorsque les Arabes sont venus s’installer dans le territoire que les Espagnols occupent actuellement. En effet, il n’y aurait à ce jour guère plus d’Espagnols pour bomber le torse. On peut aussi s’amuser à remarquer qu’aujourd’hui encore, lorsqu’ils démontrent leurs capacités équestres, c’est pour piquer à mort un pauvre taureau ! D’ailleurs le taureau a toujours été un animal sacré aux yeux des Arabes, devons-nous y voir ici une manifestation haineuse inconsciente ?
Alors que les Arabes de la grande Al-Andalus, ont, de leur temps, cultivé tous les raffinements, les savoirs et les sciences, les Espagnols ont de nos jours, des préoccupations bien éloignées. Et puisque de trop nombreux internautes espagnols dénigrent les Arabes avec des clichés insupportables, prenons le temps nous aussi, de leur rappeler les clichés pour lesquels ils sont connus au niveau international : les Espagnols sont belliqueux puisqu’ils adorent planter des lances sur des hommes, ou à défaut, sur des animaux, et cela juste pour s’amuser.
Quoi de plus fainéant qu’un Espagnol, avec la traditionnelle sieste ; affalé en pleine journée sur son canapé ou el Gringo à l’ombre dans son hamac après avoir absorbé une forte dose de cannabis !

deguisement danseuse espagnole fille 5-6-ans
Massacre Olvidada de Cordoba

Vices et débauche

Venons-en au sujet ubuesque du cannabis ! Rappelons, là encore, que sans Arabes, point de chicha et que là encore, l’héritage a été détourné pour un usage vicieux et abusif ! Sachez en effet, que bien que la loi encadre de façon relative la consommation de cannabis en Espagne, sa production, sa distribution, sa commercialisation et sa consommation, sont dans ce pays à un niveau incroyable ! Afin de contourner la loi, plus de 800 boutiques appelées "associations clubs" permettent à ces membres (des clients) de venir acheter et consommer de la résine de cannabis. Cela touche plus de 10% de la population, officiellement, toutefois nous doutons de ces chiffres puisque l’Espagne annonce vouloir déclarer dans son PIB toutes les transactions concernant le cannabis. Cela tend à démontrer que cela touche bien plus que 10% de la population.
Avec une crise économique dévastatrice, une inflation que l’on peut constater avec des prix de l’immobilier chassant les populations des villes, incapables de payer les loyers, un taux de suicide parmi les plus élevés d’Europe et un taux de natalité des plus bas, les Espagnols ne sont pourtant pas en reste quand il s'agit de faire la fiesta !
Comme pour oublier la Guerre d’Espagne qui fut une guerre civile terrible et meurtrière (1936-1939), rien n’a été trouvé de mieux que de développer des lieux de débauche, véritables attractions touristiques européennes.
Un exemple : Magaluf, ville espagnole des Baléares, en Méditerranée, est le nouvel eldorado des vacances du vice et de la débauche. Dans cette ville, tout est permis, sans aucune limite.
Illustration principale : Adieu les magnifiques temples de Al Andalus, bienvenue aux préfabriqués temples du vice. Illustration de gauche: Massacre oublié de Cordoue.

Pourtant, depuis quelques années, des mesures sont prises et des sanctions imposées par la municipalité tant les scandales sont nombreux, afin de limiter le tourisme d’alcool et de sexe : fermeture d’établissements, amendes, interdiction du "balconing" (saut depuis sa chambre d’Hôtel dans la piscine), expulsion de personnes agressives, violentes et exhibitionnistes. Il n'est d'ailleurs pas rare de voir des gens copuler en public dans la rue. Un couvre-feu a été mis en place, interdisant à toute personne de boire de l’alcool dans les rues de 22 heures à 8 heures du matin… sans grand succès pour le moment, cette région dépendant essentiellement de ce tourisme... et lors du passage de nos jeunes informateurs qui sont allés tester ce lieu de débauche, à l'été 2016, Magaluf n'avait pas changé et le couvre-feu n'était pas appliqué ... Business is business. Même si de nos jours, on veut nous faire croire dans le monde occidental que le vice n’est pas vice et que cela est accepté de tous au nom de la liberté individuelle, peut-on être fiers d’avoir recréé Sodome et Gomorrhe ?

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Les chiffons

L’Espagne, un pays qui rejette l’autre

L’Espagne n’a pas une culture d’accueil et d’intégration de l’autre. À plusieurs reprises dans l’Histoire de l’Espagne les Espagnols ont rejeté hors de leurs frontières des personnes étrangères vivant en paix et force est de constater que ce schéma est toujours d’actualité dans l’Espagne "moderne". Si dans le pays voisin, la France, 20% des étudiants les plus diplômés chaque année sont issus de l’Afrique du Nord, en Espagne il n’en n’est rien, les populations immigrées sont toujours en bas de l’échelle sociale. Non satisfaite de maintenir sa population issue de l’immigration parmi les plus faibles de l’Europe et dans des conditions plutôt misérables, cette même population fait l’objet de mépris voire de haine. Les Espagnols n’ont décidément pas su tirer profit de la période lumineuse d’Al Andalous, n’ont pas décidé de garder en héritage les plus belles valeurs : le foisonnement interculturel, l’enrichissement par la différence qui était l’un de ses points forts. Une si belle époque historique devrait rapprocher Espagnols et Arabes et non pas les diviser. Illustration: les prostituées catalanes contraintes de porter un gilet jaune afin de pouvoir proposer leurs services en toute légalité.
Pas de rapport avec les gilets jaunes en France.

La cuisine réputée qui fait la fierté des Espagnols, olé!

"Cette semaine, j'ai mis une recette facile à préparer et savoureuse au palais.
Ce sont les fameux chiffons de Jaén, bien qu'en lisant en ligne, j’ai découvert qu’ils étaient aussi typiques de Grenade, Murcie, Albacete ... et qu’ils pouvaient aussi être faits de lapin, de lièvre ... Voici une recette pratiquement sans calories ! Bravo à l’Espagne et aux Espagnols !!!

ANDRAJOS DE MARISCO

Ingrédients pour 4 personnes:

     200 grs. de chiffons
     150 grs. des rondelles de calmar ou 2 gros calamars déjà nettoyés et coupés en rondelles.
     250 grs. de crevettes fraîches
     250 grs de palourdes ou palourdes
     1 tomate
     1 oignon
     3 gousses d'ail
     1 poivron rouge
     1 feuille de laurier
     1 brin de menthe
     1 cuillère à café de paprika doux
     cumin
     poivre noir
     de l'eau
     le sel
     huile

Hachez 2 gousses d'ail, l'oignon et le poivron rouge ainsi que les pochamos dans une cocotte avec de l'huile, en même temps que la feuille de laurier. Faire sauter et ajouter la tomate hachée, et laisser cuire tous les légumes. Ajoutez ensuite les rondelles de calmar et faites-les sauter. Ajoutez 1 cuillère à soupe de paprika moulu, nous tournons un peu sans laisser brûler la marmite et nous recouvrons d’eau. Ajouter un peu de sel et le brin de menthe. Nous laissons tout cuire environ 15 minutes.
À part, dans le mortier, on écrase une gousse d’ail, du cumin et du poivre noir et on l’ajoute à la casserole.
Après 15 minutes de cuisson, ajoutez les palourdes, les crevettes pelées et nos chiffons, goût de sel, rectifiez si nécessaire et laissez cuire 5 minutes de plus. Servir Attention à ne pas trop cuire les chiffons car sinon ils perdent du sel et deviennent trop sucré ...

Vous demanderez ce que sont les chiffons ... eh bien, c'est une masse de farine, d'eau et de sel. Ici où je vis, je n'ai vu dans aucun supermarché."

Pour conclure, nous vous rappelons que ces propos ne sont pas nouveaux, d'autres les ont tenus il y a des années.

Un sketch avec Guy Bedos et Sophie Daumier "Le danseur de flamenco" | Archive INA

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Mis en ligne : Vendredi 5 Avril 2019