Dubaï déroule le tapis rouge à l'actrice israélienne Gal Gadot

Burj Khalifa 3

A peine 3 ans après la sortie du premier opus 'Wonder Women', la très étrange année 2020 nous gratifie de la sortie d’une suite nommée cette fois 'Wonder Women 1984'.
Pour les spectateurs exigeants, passez votre chemin.
Il s’agit d’une adaptation d’une bande-dessinée faisant partie de la pop culture américaine des années 70.

Cette adaptation hollywoodienne est comme à l’accoutumée très peu conforme à l’œuvre originale, la réalisatrice prend de grandes libertés d’interprétations et ce n’est pas forcément pour le meilleur.

Toutefois, le succès commercial du premier film a donné le coup d’envoi dès 2018 de la réalisation de cette suite : 'Wonder Women 1984' qui se veut cette fois raconter l’enfance de l’héroïne.

Car pour ceux qui l’ignorent, Wonder Women met en avant une femme-héros aux super pouvoirs.

Comme pour 'Wonder Women' de 2017, le personnage principal va également être interprété par la désormais actrice connue, de nationalité israélienne, Gal Gadot.
Si de nombreux pays arabes vont boycotter ce film, comme ils l’avaient fait en 2017, par solidarité pour la cause palestinienne et par opposition aux prises de positions publiques de l’actrice principale qui soutient l’armée d’Israël, les Emirats Arabes unis entendent, eux, dérouler le tapis rouge à Madame Wonder Women.

Dans une suite logique du réchauffement des relations entre les EAU et Israël, Dubaï va projeter des vidéos gigantesques à travers des écrans géants fixés sur la tour la plus haute du monde : le Burj Khalifa.

Cette promotion hors du commun va se dérouler pendant deux jours en avant-première, avant la sortie officielle du film le 25 décembre 2020.

Gal Gadot s’est vue interviewer récemment et n’a pas manqué de faire part de sa joie et son enthousiasme pour la sortie de son second film ainsi que l’accueil particulier que lui réserve les EAU :

'Je me sens honorée d’apparaître en tant que Wonder Woman sur la célèbre tour des Emirats arabes unis.

L'idée que les gens puissent regarder le film un matin de Noël me fait chaud au cœur. Nous avons tourné le film en 2018, commencé sa promotion en 2019, repoussé sa sortie quatre fois. Mais on a senti que le film était si pertinent par rapport à ce qui se passe dans le monde en ce moment qu'on est arrivé à un point où on se disait juste : 'OK, je veux juste que les gens regardent le film''.

Bien évidemment, comme pour le premier film en 2017, ce film est un catalyseur pour la cause féministe de par le monde ; Gal Gadot disait ainsi à ce sujet :

'J'ai réalisé la puissance des deux films Wonder Women. Je crois fermement que lorsque vous les voyez, vous pensez que vous pouvez l’être, puis vous le devenez. Je n’ai pas eu l’occasion de voir tous ces personnages féminins forts étant petite.  Mais maintenant, je vois comment cela affecte mes filles, mais aussi les garçons et les hommes, et tous les types de personnes.'

Il est regrettable, malgré cela, de voir que les EAU continuent de faire cavalier seul et préfèrent se Wonder Woman, la version des années 80 et celle des années 2020rapprocher toujours plus d’Israël en s’éloignant de fait du soutien de la cause palestinienne, d’autant que la promotion de ce film dans l’espace public représente un véritable grand écart avec la vie traditionnelle que les Emiratis, fervents musulmans, entendent mener avec leurs femmes.

Peut-être qu’ils désirent finalement voir les femmes émiraties devenir des Wonder Women ?

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Mis en ligne : Mercredi 16 Décembre 2020

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