Le Japon des traditionsLes geishas
Selon Shizuko Mishima, guide touristique au Japon, Geisha est un mot formé de "Gei", qui signifie "arts" et de "Sha" qui signifie "des personnes". Les geishas sont des hôtesses professionnelles qui distraient leurs invités en les faisant profiter de leurs multiples talents. Elles ne sont ni des hôtesses ordinaires, ni des prostituées. Les premières geishas auraient fait leur apparition au XIe siècle ; leur rôle consistait alors à divertir les samouraïs. Les geishas sont formées à un certain nombre d'arts traditionnels : Danse antique japonaise, chant, instruments de musique (le shamisen étant un instrument essentiel), arrangement des fleurs, cérémonie du thé, calligraphie, art de la conversation, préparation de cocktails alcoolisés... .etc. En réalité, la profession de geisha n'est pas à la portée de toutes les femmes, celles qui ont du succès sont réellement intelligentes et douées. A noter que leur formation est longue aussi. De nos jours, de plus en plus de clients des geishas sont d'origine étrangère (Occidentaux, mais aussi ressortissants du monde arabe...), c'est la raison pour laquelle certaines apprennent l'Anglais pour mieux servir leurs clients internationaux ! Le Japon superstitieux
Dans les régions les plus reculées du Japon, on pense que certaines maladies sont le fait de mauvais esprits : Les personnes malades seraient possédés par des fantômes en colère ou des animaux surnaturels. C'est ainsi que des "renards surnaturels", manipulés par des sorciers et des sorcières, étaient tenus pour responsables des maux qui frappaient les habitants d'un village. Le temple de Taikyuji, près de Tottori, était encore, dans les années 1960, un centre d'exorcisme traitant les personnes qu'on pensait possédées par des renards surnaturels et maléfiques ! Code d'honneur et... culte du suicide ?
Dans son aspect sombre, la culture japonaise recèle des croyances et des principes étonnants voire effrayants... Ainsi, selon le code d'honneur du Samouraï, la vie d'un combattant appartient à son chef. C'est ce qui explique qu'à la mort de l'empereur Meiji, en 1912, un de ses généraux, le comte Nogi, se suicida avec son épouse, pour continuer à servir son maître dans l'au-delà. C'est par ailleurs au Japon qu'est né le mot kamikaze, qui signifie "vent divin". Par culte de leur empereur, les kamikazes étaient prêts à sacrifier leur vie, et ce faisant, devenaient des dieux après leur mort, pensaient-ils. |
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