La France fait un pas de plus vers la réconciliation avec l'Algérie

Boumendjel

Ali Boumendjel, est mort après avoir été jeté du sixième étage d'un immeuble en Algérie. Cet avocat et homme politique algérien avait été arrêté le 9 février 1957, pendant la bataille d'Alger.

Emmanuel Macron a reconnu mardi, 'au nom de la France', que l'avocat et dirigeant nationaliste Ali Boumendjel a été 'torturé et assassiné' par l'armée française pendant la guerre d'Algérie en 1957, a annoncé l'Élysée, un meurtre à l'époque maquillé en suicide.

'Au cœur de la Bataille d'Alger, il fut arrêté par l'armée française, placé au secret, torturé, puis assassiné le 23 mars 1957', détaille l'Élysée dans un communiqué. En 2000, 'Paul Aussaresses (ancien responsable des services de renseignement à Alger, ndlr) avoua lui-même avoir ordonné à l'un de ses subordonnés de le tuer et de maquiller le crime en suicide'.

Cette reconnaissance, que le chef de l'État a lui-même annoncée aux petits-enfants d'Ali Boumendjel en les recevant mardi, fait partie des gestes d'apaisement recommandés par l'historien Benjamin Stora dans son rapport sur la colonisation et la guerre d'Algérie, afin de résoudre les tensions autour de la mémoire de ce conflit France-Algérie.

'Aujourd'hui, le président de la République a reçu au Palais de l'Élysée quatre des petits-enfants d'Ali Boumendjel pour leur dire, au nom de la France, ce que Malika Boumendjel aurait voulu entendre: Ali Boumendjel ne s'est pas suicidé. Il a été torturé puis assassiné', ajoute la présidence française. 'Il leur a également dit sa volonté de poursuivre le travail engagé depuis plusieurs années pour recueillir les témoignages encourager le travail des historiens par l'ouverture des archives, afin de donner à toutes les familles des disparus, des deux côtés de la Méditerranée, les moyens de connaître la vérité'.

Ce geste 'n'est pas un acte isolé', promet le président français dans ce communiqué. 'Aucun crime, aucune atrocité commise par quiconque pendant la Guerre d'Algérie ne peut être excusé ni occulté'. 'Ce travail sera prolongé et approfondi au cours des prochains mois, afin que nous puissions avancer vers l'apaisement et la réconciliation', conclut le communiqué, qui plaide pour 'regarder l'Histoire en face, reconnaître la vérité des faits' pour 'la réconciliation des mémoires'.

'La génération des petits-enfants d'Ali Boumendjel doit pouvoir construire son destin, loin des deux ornières que sont l'amnésie et le ressentiment. C'est pour eux désormais, pour la jeunesse française et algérienne, qu'il nous faut avancer sur la voie de la vérité, la seule qui puisse conduire à la réconciliation des mémoires', précise l'Élysée. Le mois dernier, la nièce d'Ali Boumendjel, Fadela Boumendjel-Chitour, avait dénoncé un 'mensonge de l'État (français) qui fut dévastateur'. Que nous ayons vécu personnellement, ou non, la guerre qui s’est déroulée de l’autre côté de la Méditerranée, aujourd’hui, cette guerre est encore dans nos mémoires. Les blessures du passé resurgissent, tant qu’elles n’ont pas été pansées. Les tensions au sujet des relations entre l’Algérie et la France sont encore palpables ; pourtant les nations situées des deux côtés de la Méditerranée, doivent désormais être capables d’avoir de bonnes relations diplomatiques.

Systématiquement, lorsque la France fait un petit pas vers une amélioration des relations avec l’Algérie qui passe forcément par la reconnaissance des crimes qui ont été commis contre les Algériens, des voix s’élèvent en France pour dénoncer ces actes de rapprochements en criant à la repentance. Personne ne comprend que le fait d’assumer, pour la France, des crimes contre l’humanité qu’elle regrette, puisse être mal. N’en doutons pas, les Algériens sont des gens biens et ils seront reconnaissants envers l’Elysée de les avoir reçus et écoutés.

Pour ce qui est des activistes malsains qui ont une certaine emprise en France nous avons bon espoir qu’ils perdent leur influence en France car très lentement le bon sens et une force positive poussent la France à améliorer les relations avec l’Algérie et reconnaitre les torts du passé. Ce qui diminue l’influence de ces agitateurs en France qui sont contre tout geste d’apaisement avec l’Algérie. Qu’il nous tarde que ces personnes aigries et belliqueuses n’aient plus aucune influence et puissent enfin cesser d’être un obstacle à une véritable paix inévitable.

Main Les Indigènes que nous sommes allons faire une danse de la réconciliation sur une musique chaoui, pour saluer le geste de l'Elysée, qu'en pensez-vous amis Algériens?

Erkab warwah

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Mis en ligne : Mercredi 3 Mars 2021