Portrait-robot des Palestiniens

Orientalid

Origine des Palestiniens

Il est possible de suivre l'histoire des grandes familles palestiniennes depuis l'époque ottomane comme les familles Khalidi de Jérusalem ou Abou Ghazala de Naplouse. Les notables traditionnels des villes et des campagnes se sont convertis à l'occasion de la Nahda (révolution arabe) en une véritable élite sociale palestinienne. Il est possible d'y ajouter les familles Nashashibi, pro-britannique et partisane de la dynastie hachémite, al-Husseini originaire de Jérusalem et partisane du panarabisme et deux familles de médecins ; les Suwwan à Saint-Jean-d'Acre et les Farah de Nazareth.
Une part importante de la population de Naplouse et de ses villages alentour serait descendante de Samaritains convertis à l’islam.

Études génétiques

Selon une étude menée par Ranajit Das, Paul Wexler, Mehdi Pirooznia, et Eran Elhaik parue en juin 2017 chez Frontiers in Genetics, "dans une analyse en composantes de l'ADN, les Levantins anciens s'apparentent surtout aux Palestiniens et Bédouins contemporains..., les auteurs ont conclu que "le chevauchement d'ADN entre les Levantins de l'âge du bronze et les Levantins contemporains suggère un certain degré de continuité génétique dans la région".

Langues

L'arabe levantin septentrional, variante de l'arabe, est le dialecte le plus répandu parmi les Palestiniens. Le signe distinctif de ce dialecte est la prononciation très particulière de la lettre qāf.

L'arabe bédouin est un ensemble de dialectes arabes parlés par les populations bédouines arabophones.

L'hébreu moderne est également pratiqué par la plupart des Palestiniens de citoyenneté israélienne, tout comme par ceux vivant en Cisjordanie, pour des raisons professionnelles et administratives.
Certaines petites communautés religieuses parlent encore l'araméen, l'italien, le français, l'allemand, le grec, l'assyrien et le samaritain.

Démographie

Le Bureau central des statistiques palestiniennes annonce en 2014 une estimation de 12,1 millions de Palestiniens dans le monde. En 1944, on comptait 1 363 387 Arabes musulmans, juifs et chrétiens en Palestine mandataire.

En 2014, la population des territoires palestiniens est de 4,6 millions d'habitants. Il faut rajouter à cette population 1,5 million d'Arabes israéliens – y compris à Jérusalem-Est – soit un total de 6,1 millions.

Phénotype

La description:
Groupe méditerranéen répandu, commun dans les régions désertiques et steppiques de l'Afrique du Nord à l'Asie du Sud-Ouest. Semblable à la Méditerranée avec de longues têtes et des cheveux foncés, mais à la peau plus foncée, avec des yeux en amande, des lèvres plus pulpeuses, des visages plus longs, de longs nez légèrement aquilins et même des corps plus maigres. Probablement développé après la période glaciaire des premiers groupes méditerranéens comme adaptation au climat sec. Les Arabes à crâne bas sont souvent considérés comme la variété la plus typique. En Perse, on trouve une variété iranide plus grande et à crâne élevé, en Afrique du Nord un Libyid similaire. Les Targides et les Egyptides sont en transition vers la Méditerranée, les Assyroïdes en transition vers l'arménoïde. Les commerçants, les conquérants et les migrants ont répandu le type dans de nombreuses nouvelles régions au cours des derniers siècles, notamment l'Afrique du Nord et de l'Est, l'Inde et l'Europe.

Des noms:
Orientalid (Biasutti, 1941; Eickstedt, 1952; Vogel, 1974; Knussmann, 1996), Sud-Orientale (Vallois, 1968), Iraniana (Biasutti, 1967), Wüstenländisch (Clauß, 1934; Peters, 1940), Méditerranée (Hooton, 1946; Coon et al., 1950; Cole, 1965), Arabe (Deniker, 1889), Semite (Haddon, 1925).

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Mis en ligne : Vendredi 28 Août 2020