Sahara : un des berceaux de l'humanité

Berbere

Dans les années 1970, un consensus scientifique révélait que le foyer de l’humanité se trouverait en Afrique.

Toutefois, il faut faire attention, il est question du continent dans son ensemble, en tant que territoire, pas des habitants actuels. En effet il a été démontré encore récemment que nous ne sommes pas tous les descendants des Ethiopiens. Selon de récentes recherches, de multiples foyers d’humanité ont très probablement existé. Des découvertes scientifiques ont mis au jour des industries très primitives dans le Sahara. Durant le paléolithique inférieur, le Sahara était peuplé, en témoignent des outils qui jonchent le sol saharien entre deux dunes.

Un climat plus propice dans le passé

La période suivante n’a pas laissé de traces de peuplement au Sahara ; elle correspond à l’expansion de grands lacs : les chotts. Nous ne savons toutefois pas pourquoi tout le Sahara s’est asséché : à ce jour, seules des hypothèses ont été émises. Aujourd’hui, seulement des Touaregs nomades vivent au Tassili. Les premiers voyageurs arabes ou peuples de la mer, racontent dans leurs écrits toutes les difficultés qu’ils ont rencontré à se rendre d’une oasis à une autre, les étapes compliquées avec les animaux : en résumé de grands désagréments causés par la chaleur et le sable. Le Tassili n’Ajjer n’a pu être habité que parce qu’il était verdoyant dans un lointain passé.

Des créatures possiblement extraterrestres?

Dieu de Sefar au Tassili n AjjerIllustration : Le grand dieu de Sfar au Tassili n’Ajjer dans le Sahara. Des hommes, vers 5500 av. J.-C., ont peint des humanoïdes à la ‘tête ronde’, dont le grand dieu Sfar, entouré par des femmes qui lèvent les bras vers lui en signe d’imploration. De ces scènes multiples mais semblables laissées en héritage par les très anciens habitants du désert, les scientifiques ont baptisé cette tranche de temps : 'la période des têtes rondes'. Ces scènes illustrent probablement un culte lié à la fécondité. Ce type de gravure ou peinture rupestre s’étend en Libye, où on a retrouvé des gravures de bovins domestiques. Cela démontre qu’en ces temps reculés, l’homme pratiquait l’élevage sur ces territoires. C’est le cas de la gravure représentant Bubalus antiquus, buffle africain aujourd’hui disparu, qui a donné son nom à l’étage le plus ancien des gravures sahariennes, daté approximativement de 6000 avant J.-C.

Les habitants de l’Afrique du paléolithique inférieur, en Algérie, connaissaient le char, le cheval et faisaient de l’élevage du bœuf et de la chèvre. Les animaux continuaient à détruire le pâturage, qui ne se reformait plus assez vite. Les points d’eau se raréfiaient. De ce fait, les nomades sont allés toujours plus au sud, pour éviter de mourir de faim. Ont-ils imaginé ces dieux à têtes rondes surnommés les Jabbaren (les géants) ? Ou est-ce que des extraterrestres ont été observés par les habitants du désert, comme partout dans le monde – selon certaines personnes convaincues par cette thèse ?

C’est généralement dans les cavernes que l’on voit des témoignages d’une visite d’extraterrestres sous la forme de dessins représentant les membres d’un peuple à la tête bizarre, parfois accompagnés d’objets qui n’ont jamais été retrouvés. A moins qu’on ait pris les objets fabriqués dans un matériau inconnu d’origine extraterrestre (qu’on a supposé avoir été fabriqués à partir de matériaux comme les météorites ou autres métaux d’origine extraterrestre*) pour des objets fabriqués par des hommes préhistoriques. * donc en dehors de la Terre.

Au Tassili N’Ajjer il y a une quantité de ce genre d’outils et de dessins énigmatiques, dont certains laissent supposer que le culte des gens du Tassili exigeait des sacrifices humains ! Et ils semblaient croire en l’existence d’un peuple extraterrestre. Sans être complétement crédules, ne soyons pas fermés à l’idée de l’existence ancienne ou récente d’une vie extraterrestre, même si cela paraît peu probable. Il reste que ces gravures et peintures préhistoriques n’ont pas encore d’explication arrêtée et qu’elles sont pour le moins mystérieuses.

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Mis en ligne : Mercredi 13 Janvier 2021