Le racisme envers les Algériens - les crimes de guerre

Prisonnier algérien ficelé
hommes torturés par la France

Depuis le 19ème siècle, plus d'un million d'Algériens sont allés vivre en France. L’intégration des Algériens immigrés en France a toujours été un problème pour les Français.

A l’époque où l’Algérie était considérée comme un département français, l’état français considérait différemment ses citoyens. Les Algériens d'origine étaient appelés "les Musulmans" ou "les Juifs".

Quand la Première guerre mondiale commença, les Français d’Algérie furent mobilisés dans les mêmes conditions que les Français. De 1914 à 1918, 73 000 Français d’Algérie ont servi dans l’armée française.

Et environ 12 000 ont été retrouvés morts ou portés disparus. Parmi les hommes il y avait aussi des adolescents qui se sont battus et sont morts très jeunes.
Toujours pendant la Première Guerre mondiale, 173 000 Algériens musulmans ont rejoint l’armée française. Puis près de 26 000 d'entre eux ont été tués ou portés disparus.
La participation importante de cette population à la défense de la France semble avoir été complètement oubliée.

En 1945, l'armée française a envoyé des missiles contre des Algériens qui manifestaient pour obtenir l'égalité entre les Algériens et les pied-noirs. Leurs missiles ont fait près de 45 000  morts parmi les Algériens.

Pour les Français, cet horrible massacre avait servi à décourager, croyaient-ils, la mobilisation et la solidarité des Algériens. Mais beaucoup d'Algériens ont été choqués par ce drame et en ont voulu aux Français d’Algérie.

Puis plus tard, Octobre 1961 : on interdit à tous les Algériens de France de circuler librement dans les rues après 20 heures. Les Algériens de France ont manifesté ! La police commandée par le préfet de police dictatorial Maurice Papon a jeté des Algériens dans la Seine, afin de les noyer, les a dispersés en tirant sur des manifestants.

A cette époque, il y avait environ 30 000 Algériens en France. Mais les Algériens ne se défendaient même pas.

Après cette nouvelle règle, certains Algériens de France même en respectant la loi ont été punis : plus de 100 morts et 100 disparus, innocents, pour la plupart. Le FLN ne se montrait pas et se faisait discret.
Jusque-là beaucoup d'Algériens travaillaient au quartier de l'Estaque, à Marseille ou dans les Mines dans le Nord Pas-de-Calais.

1973 : Le président algérien Boumediene décide d'arrêter l'émigration des Algériens vers la France.

1973, à Marseille, se produisent de nouvelles agressions contre des Algériens, des maisons d'Algériens de la Sonacotra sont attaquées. Ce qui pousse Boumediene à reparler du danger pour les immigrés algériens en France.Soldats français tuant des innocents algériens

1974 est une date importante : de 180 000 entrées en 1974, on passe à environ 83 000 entrées d'Algériens sur le sol français en 1976. Les Algériens ont voulu l'indépendance. Mais les choses ne se sont pas passées comme prévu puisque des Algériens ont épousé des Français et ont eu des enfants avec eux.

Années 1978 à 1980 : après être venus travailler en France pour trouver des emplois nuls et difficiles, les travailleurs algériens sont retournés en Algérie.
Les employeurs français ont ensuite licencié des Algériens en masse.
Ce qui fait qu'on évalue à 30 000 Algériens ceux qui ont été contraints par les policiers de France à retourner en Algérie pour ne pas que la France ait à payer des gens au chômage !

1983 est une année pleine d'actes racistes tragiques. Pour commencer, le jeune Toufik Ouanes, âgé de moins de dix ans a été tué par balles par un Français  "parce qu'il faisait trop de bruit", selon son voisin français. Donc le voisin meurtrier a été condamné après ça à... 2 ans de prison ! Alors que, normalement, un crime de ce genre est puni en France de 25 à 30 ans de prison.

Plus tard arrive la "Marche des beurs", qui consistait à stopper les violences envers les Maghrébins, surtout envers les Algériens, qui étaient les plus détestés.

1983 : Des policiers Français et des jeunes Algériens dans le quartier des Minguettes à Vénissieux, se battent. Parmi eux, Toumi Djaïdja, le jeune président de l'association SOS Avenir Minguettes, est gravement blessé par un policier et transporté d'urgence à l'hôpital.

15 novembre 1983 : trois Français s'en prennent à un simple touriste algérien, Habib Grimzi, qui était venu voir sa copine française. Il prenait le train de Bordeaux pour Vintimille, pour ensuite rentrer en Algérie en bateau. Il n'arrivera jamais à destination. Un groupe de trois énergumènes, composés de deux Français et d’un Espagnol, décidèrent de le tuer, parce qu'il était Algérien. Ils le tabassèrent, et malgré ses cris de douleur, le poignardèrent et le jetèrent par la fenêtre à Castelsarrasin, près de Toulouse. Sous les yeux de 95 passagers d'un train et du contrôleur, qui prétendit s'être endormi à ce moment-là. Ce drame a beaucoup touché les gens et a été adapté au cinéma avec Train d'enfer de Roger Hanin. Depuis ce drame, le racisme envers les Algériens et les Français semble s'être calmé.

Bilan : Précisons d’abord que les archives nationales algériennes, qui comportent des millions de documents et de pièces, ont été pillées par la France qui refuse de les restituer à l’Algérie.

Epiciers algériens dans les années 50L’Algérie est le pays qui a le plus souffert des atrocités de l’armée française ou de milices secrètes... On comptabilise environ 2 millions d’Algériens et Algériennes tués par les missiles, les soldats de la France envoyés spécialement pour les tuer ou les pieds-noirs.
Malgré ces évènements tragiques, les Algériens restent profondément attachés à la France et aux Français.

Les Algériens sont probablement ceux qui ont le plus grand potentiel pour arriver à vivre en paix en France, mais il faut avoir le courage de reconnaître les torts du passé, afin de s'entendre tous parfaitement.
Le président Emmanuel MACRON avait fait la promesse de reconnaître les erreurs du passé, mais c'était apparemment un mensonge. # Arab lives matter voir aussi notre article plein d’espoir

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Mis en ligne : Jeudi 8 Octobre 2020