Mariam El Khosht joue le rôle d'une femme de Haute-Egypte

Mariam El Kosht
Mariam El Kosht

Elle est l'une des jeunes stars égyptiennes qui remporte un franc succès grâce à son talent d’actrice. Mariam El Khosht a participé à la série télévisée dramatique "Amla Nadira" aux côtés de Nelly Karim, diffusée lors du Ramadan 2023. Elle a été choisie pour jouer un rôle dans cette série qui traite de  problèmes sociétaux en rapport avec les femmes, d'autant qu'elle est connue pour son engagement pour la cause féministe.

Elle a récemment répondu à une interview télévisée sur son expérience dans cette série qui se déroule en Haute-Egypte.

Q: Pourrirez-vous nous parler de votre dernière série qui se déroule en Haute-Égypte et qui traite des difficultés rencontrées par les femmes dans cette région d’Égypte ?

J'avais très peur de cette expérience, car c'était la première fois que je jouais un rôle en dialecte saïdi. Je vis au Caire et je ne parle pas les dialectes du sud de l’Egypte. J’étais donc anxieuse de savoir si je jouais bien mon rôle et j’ai même demandé si je pouvais être aidée pour m'exprimer dans le dialecte. Abd al-Nabi al-Hawari, un linguiste dédié à la série, m'a rassurée et je me suis sentie à l’aise. Concernant le sujet du féminisme, je ne vous cache pas que je choisis de préférence des rôles qui mettent en évidence les problèmes des femmes et les tentatives de les résoudre. Je veux faire mon devoir envers ce en quoi je crois et aider du mieux que je peux !

Q: Ne craignez-vous pas qu'on vous reproche de jouer le rôle d'une femme de la Haute-Égypte (c’est-à-dire du sud du pays), alors que vous êtes une fille aux yeux clairs ?

En fait, même si je vis au Caire, je suis d'origine du sud de l'Égypte ; Les filles du sud de l’Égypte peuvent donc avoir les yeux clairs comme moi. Je précise aussi que le réalisateur voulait que nous, les actrices, apparaissions les plus naturelles possible, sans exagérer avec le maquillage, pour que la série soit réaliste, car les femmes du sud ne se maquillent pas beaucoup.

Mariam El Kosht, couverture de magazine
Mariam El Kosht, couverture de magazine

Q: Vous dites que certains rôles sont difficiles à interpréter sur le plan psychologique ?

Certes, les rôles que nous jouons dans des séries nous touchent personnellement car nous devons vivre la vie de personnes qui rencontrent de grandes difficultés. On se met dans la peau de nos personnages, ce n'est pas un exercice si facile.

Q: Allez-vous chez le psychiatre ou pensez-vous qu’il vaut mieux ne rien dire lorsqu’on va mal ?

Le psychiatre est comme son homologue pour la santé du corps, le médecin généraliste, mais pour la psyché.

Oui, je consulte un psychiatre de temps en temps ; je pense que nous souffrons tous de troubles psychologiques, et je ne comprends pas pourquoi le public, même de nos jours, est réticent à suivre une psychothérapie alors qu’il n’y a aucun mal à cela. Nous sommes tous potentiellement susceptibles de rencontrer, durant notre vie, des problèmes psychologiques.

Q: Vous arrive-t-il de vous confier sur vos difficultés à d'autres personnes, en dehors du psychiatre ?

Je suis une personne autonome et indépendante dans une large mesure, mais il y a deux personnes sur lesquelles je m'appuie quand un sujet qui me concerne est trop lourd à supporter : ce sont Suha, ma voisine, qui est comme une sœur pour moi. Je la connais depuis que j’ai l'âge de trois ans, nous avons grandi ensemble. Je me confie également à ma collègue, l'actrice Huda Al-Mufti.

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Mis en ligne : Samedi 5 Août 2023
 
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