Les Mille et Une NuitsLes contes des Milles et Une Nuits sont selon la légende persane, racontés par une belle jeune femme appelée Sheherazade ou Chahrazade et ont une portée symbolique insoupçonnée. Quand les Mille et Une Nuits ont-elles commencé ?Tout a commencé lorsque le sultan perse Chahriyâr, trahi par une épouse qui lui préférait un esclave noir comme amant, décida de se venger de la gent féminine. Il décréta alors que chaque nuit, il épouserait une femme différente, une jeune vierge qu’il déflorerait et qu’il exécuterait le lendemain matin. Peu à peu, on s’inquiéta dans le royaume de la disparition en grand nombre de femmes dans la fleur de l’âge. C’est alors que Chahrazade, fille aînée du vizir (ministre musulman), décide de persuader le sultan de renoncer à ses agissements. Elle demande alors à son père de la donner en mariage au sultan. Le père de Chahrazade, effrayé à cette idée, s'y refuse et tente de la faire renoncer à son projet en lui rappelant quelle fin l’attendait. Cependant, Chahrazade lui dit : "Père, si tu ne te décides pas à me présenter au roi Chahriyâr de ton plein gré, j’irai le trouver en ton absence pour lui dire que tu as refusé de consentir à ce mariage par dédain pour sa personne et par crainte de donner à ton maître une fille aussi riche que moi.". Sur ce, son père cèda. En agissant ainsi, Chahrazade pensait avoir trouvé un moyen d'apaiser le sultan. Il s’agissait d’éviter le châtiment suprême en racontant au sultan, chaque nuit et jusqu’aux premières lueurs du jour, un conte qui ne s’achèverait pas. Ainsi, à chaque fois, le sultan, tenu en haleine, voudrait connaître la suite des histoires et renoncerait à sa folie vengeresse. Cette trame dura… mille et une nuits, précisément. La compassion féminine
A l’époque de Chahrazade les femmes étaient enfermées dans des harems, humiliées, enterrées vivantes, battues, violées… On mesure d’ailleurs toute la violence dont sont victimes les femmes dès le début du recueil des Milles et Une Nuits. Chahrazade quant à elle, est compatissante envers ses consœurs féminines. Enfin, l’apologue des Mille et Une Nuits est positif car il conclue sur l’idée que les femmes ne sont pas forcément décevantes, mais qu’il existe des femmes de valeur. Le recueil des Mille et Une Nuits a été traduit en français pour la première fois par Galland en 1710. Les contes des Nuits ont rapidement connu beaucoup de succès. Qui ne connait pas en effet les contes d’Ali Baba et les quarante voleurs, Les aventures de Sindbad le marin, Aladin et la lampe merveilleuse… |
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