Babylone et la Loi

La loi du mariage a Babylone

Les Lois, un héritage de Babylone


Babylone était une cité-état dans l’antiquité située à 170 km de Bagdad, capitale de l’actuel Irak.
Au 18ème siècle avant Jésus Christ, elle devint la ville royaume du roi Hammourabi.
Ce roi est célèbre, entre autres, pour son code gravé sur la stèle (dite de Suse) et témoigne de l’importance de son œuvre législative.

Le Code Hammourabi

Parmi les lois de ce royaume se trouvent un certain nombre de lois concernant le mariage.
Dans un mémoire sur le Mariage à Babylone, d’après les lois de Hammourabi, on apprend que le mariage n’est pas un acte d’achat de la mariée : en effet, nous allons examiner d’un peu plus près les lois du mariage par rapport aux femmes : elles s’articulent autour de deux notions : la tirhatou et le noudounnou.

I.    La tirhatou est une valeur remise par le fiancé au père de la femme. La plupart des interprètes affirment que c’est le prix d’achat de la femme, et ils en concluent que les Babyloniens avaient conservé, au temps de Hammourabi, cette forme de mariage individuel très répandue chez les peuples primitifs et qui n’a pas entièrement disparu de nos jours : le mariage par achat. Cela dit, d’après l’art. 139, le mariage peut avoir lieu sans tirhatou.
D’après les art. 172, 176 et 183, il est d’usage que le père, en mariant sa fille, remette une dot appelée cheriqtou à sa fille ou au couple afin de les aider dans les premières dépenses de leur vie commune. C’est un système comparable à la dot comme cela existait autrefois en France, jusqu’à la réforme de la loi du mariage.
Enfin, que le mariage ait lieu avec ou sans la tirhatou, la femme n’est pas traitée par la loi comme un objet de propriété : elle est pleinement capable ; elle reste propriétaire de sa dot ; elle peut disposer de ses serviteurs, être témoin d’un acte juridique.

II.    Le noudounnou est une donation faite par le mari à sa femme durant le mariage. En cas de décès du mari, ce don a pour but d’assurer à la veuve des moyens d’existence plus larges que ceux qu’elle trouve dans sa dot ou que la loi lui accorde. L’art. 172 le prouve : à défaut de noudounnou, la veuve a droit à une part d’enfant sur la fortune mobilière du mari. D’après quelques interprètes, le noudounnou serait une disposition analogue à la morgengabe du droit germanique, ou au douaire du droit gallois.

Même si la plupart des lois seraient inapplicables aujourd’hui  – à l’exception de celles concernant le mariage, qui n’ont rien d’extraordinaire – les lois du code d’Hammourabi ont ceci d’exceptionnel que pour la première fois, un roi avait gravé les lois et coutumes de son royaume afin que chacun puisse en prendre connaissance : une véritable avancée historique pour l’époque antique.

De nos jours, les populations ont tendance à ne plus vouloir des Loi, mais aspirent à un monde libre.
C’est surtout une vision chrétienne du Monde.
Dans le judaïsme par exemple, la Loi est fondamentale.
Dans le christianisme, elle n’occupe plus de place prépondérante par rapport à l’amour que le chrétien doit vouer à son prochain et guider ses actes.
Ce désir de liberté et de s’affranchir des lois humaines est une grande évolution et c’est très tendance.

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Mis en ligne : Dimanche 9 Août 2020