Le fléau du mariage forcé

Femme triste

En Europe, depuis l'Antiquité jusque dans les années 1970 on pratiquait le mariage forcé !
Souvenez-vous du conte Peau d'âne, qui en parle en filigrane.
Dans les pays arabes, surtout dans les familles qui sont aisées ou qui ont de la notoriété, il arrive encore qu'un père organise le mariage de sa fille avec un homme, issu d'une famille aisée également, qu'il a choisi, s'il a peur d'un scandale
Si le père estime que cela est nécessaire pour éviter des problèmes à sa fille, il procédera à une union arrangée encore plus volontiers.

Croyez-le ou non, mais ce n'est pas dans les pays arabes et musulmans que cette pratique est aujourd’hui la plus répandue, mais en Asie ! On ne parle pas du Proche-Orient !
En effet, c'est en Inde et au Népal que l'on marie de force des jeunes filles qui sont vues comme des charges financières trop importantes pour leur famille.

Le mariage forcé des enfants est un fléau en Inde. Par exemple dans la région du Rajastan, située dans l'ouest de l'Inde, les fillettes sont considérées comme une bouche de trop à nourrir, auxquelles il faut donner la becquée.
En Afrique noire, au Malawi par exemple, des jeunes filles sont enlevées et contraintes d'avoir des relations sexuelles avec un homme qu'elles ne connaissent pas.

Qu'est-ce qu'un mariage forcé

Un mariage forcé, c’est un mariage, civil, religieux ou traditionnel, avec une personne que vous n’avez pas choisie et qui vous est imposée sans tenir compte de votre consentement. Un mariage peut vous être imposé de cette manière au cours d’un séjour à l’étranger. En effet, même si vous êtes de nationalité française ou binational(e), le mariage peut être célébré devant l’autorité locale compétente.

La France a pris différentes mesure pour protéger ses citoyennes et citoyens d'origine étrangère et qui pourrait en être victimes de ce genre d’union.
En droit français, l’absence de consentement est une cause de nullité du mariage (Article 180 du code civil). En outre, le fait de contraindre une personne à se rendre à l’étranger pour l’y marier de force, notamment en lui cachant le vrai motif de son voyage, est un délit passible de 3 ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende (Article 222-14-4 du code pénal).
Il faut savoir en effet que dans certains pays, le mariage forcé s'accompagne de l'enlèvement de la future mariée, notamment au Kirghizistan : pratique d'Ala Kachuu.

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Mis en ligne : Lundi 26 Août 2019