Gros plan sur Annaba et son Malouf bonois ou annabi


Annaba est une magnifique ville portuaire située à l’est de l’Algérie. Elle ne manque pas de talents artistiques. La preuve avec son malouf, qui n’a rien à envier à celui de Constantine, plutôt réputé dans la région.

Le malouf est une musique magnifique avec des rythmes puissants et intenses. Le malouf est la musique principale algérienne, à la fois populaire et classique elle est la musique des mariages, des circoncisions et des grandes fêtes en général.

Elle demande une bonne maîtrise des instruments classiques que sont le violon, la guitare arabo-andalouse et le chant malouf.
Figure de proue du malouf bonois (annabi) Cheikh Hassane El Annabi, de son vrai nom Ahcène Aouchal, est né le 20 novembre 1925 à El Kseur aux environs de Bejaïa, que sa famille a quittée, alors qu'il avait à peine 6 mois, pour s'installer à Annaba. Cheikh Hassane El Annabi a évolué jusqu'à se créer une renommée dans l'univers de l'art andalou et du Malouf. Le premier concert d’orchestre de Hassane El Annabi a eu lieu à Souk Ahras, en 1948, en compagnie des frères Benzerka. Ce fut un grand succès, Hassane a été très apprécié par le public.
Le premier disque de l'artiste, paru en 1958, a marqué le vrai début de sa popularité, avec les chansons et interprétations "Fataïma rouh ya bani L'ouerchane" et "Jesmi fana". Quant aux chansons "Ya moulet essaq edrif" et "Men houa rouhi wa rahti", elles ont connu un grand succès dès 1962.

L'école annabie ou bonoise si on préfère, du Malouf, qu’il créa et qui porte aujourd’hui son nom, a encore plus contribué à sa notoriété.  Il faut également savoir qu’il était à la fois comédien et musicien.

A découvrir, parmi les jeunes, Riad chanteur malouf annabi

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Mis en ligne : Samedi 23 Mars 2019

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