Trump reconnaît la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan

Trump et Netanyahou
Trump

Le 23 mars 2019, le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré la reconnaissance par son pays de la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan. Terres sous occupation israélienne, appartenant à la Syrie, capturées pendant la guerre des six jours de 1967 et annexées par la suite.
Quel beau geste monsieur Donald Trump ! Quelle intelligence ! C’est exactement le genre de déclaration qui précipitent les Arabes dans le désespoir.

Les pays arabes dans leur majorité n’ont pas souhaité réagir à la déclaration du président des Etats-Unis, Donald Trump. Sans doute habitués désormais aux déclarations changeantes du président américain qui fait les choux gras de la presse, par ailleurs. En effet, Donald Trump estime que c’est à Israël d’avoir l’entière possession des terres des hauteurs du Golan mais appartenant pour moitié à la Syrie depuis la guerre de six jours en 1967 et ce, au mépris de la majorité des peuples. Au gré de son humeur, un jour Monsieur Trump est l'ami des Arabes, un autre jour d'Israël. Mais alors, il devrait faire un excellent médiateur? Pour l'instant, ce n'est pas le cas.

Syrienne et son bébé
Netanyahou

Mike Pompeo, haut diplomate américain, a qualifié la décision de Trump d’exceptionnelle et courageuse ajoutant qu’il était temps que les Etats-Unis reconnaissent la souveraineté d’Israël sur les hauteurs du Golan ! Peu importe qu’il fasse de la peine aux peuples arabes qu’il considère comme des ennemis. Donald Trump a même été qualifié de souverain envoyé par Dieu pour sauver le monde. Cet homme qui passe son temps à sourire sur les photos est pris au sérieux ce qui est déjà surprenant, mais cela ne s’arrête pas là : voilà qu’il a droit à un cirage de chaussures par son représentant. Qu’est-ce que ce dernier attend ? Une promotion peut-être ?
Donald le prophète ?? Mais n’importe quoi, on aura tout entendu ! Il faudra peut-être qu’il commence par mettre un peu d’ordre dans sa vie avant de s’intéresser à des dossiers épineux.

"Quand c’est des Arabes qui sont tués, tout le monde s’en fout ? Israël a le droit de tuer parce qu’on est Arabe ?" a demandé une jeune femme qui participait à une manifestation en Israël. Chaque fois que Benjamin Netanyahu, premier ministre de l’état d’Israël, se réjouit d’avoir éliminé un terroriste, il provoque la haine de centaines de milliers d’hommes et de femmes en Palestine et dans le reste du monde. Parmi eux, combien vont s’engager dans des mouvements terroristes pour venger la mort de centaines d’innocents ? C’est un engrenage qui va provoquer des souffrances terribles dans les deux camps et ne pourra jamais assurer la sécurité d’Israël.

C’est malheureux mais Netanyahou ne fait qu’imiter Ramsès et Sethi qui rêvaient d’une expansion géographique sans limites… Bien sûr, Benyamin Netanyahou s’est frotté les mains et a chaudement remercié le président Trump.
En dehors de ces bouleversements d'opposition, Beyrouth et d'autres capitales arabes ne semblent pas impressionnés par une annonce qui semble être un changement radical dans la politique régionale.
D’autre part on mélange tout ; notamment la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël.
Des scènes comme celles-ci ont conduit les experts et les dirigeants politiques à prédire que l'annonce par Trump du plateau du Golan augmenterait les tensions dans une région déjà instable.

Benyamin Netanyahou veut Israël pour les Juifs et bientôt tout le Moyen-Orient ? Quand finira cet appétit de territoires arabes vorace ?

Netanyahu a lui aussi des problèmes à régler. Ainsi il espérait écarter les électeurs d'un scandale de corruption l’impliquant. Ses relations étroites avec Trump et les relations de plus en plus normalisées d’Israël avec les États arabes du Golfe sont considérées comme des pierres angulaires de son succès politique.

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Mis en ligne : Dimanche 31 Mars 2019

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