L'islamiste Abassi Madani vit dans l'opulence

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L'islam politique peut rapporter gros ?

M. Abbassi MADANI fut le fondateur du Front Islamique du Salut (plus connu par son abréviation FIS, en arabe al-Jabhah al-Islāmiyah lil-Inqādh) en 1990.

Un parti politique reconnu dangereux, qui était inspiré par la religion.

Après la décennie noire, la justice algérienne s'est intéressée aux actions politiques de M. MADANI et l'a jugé coupable de complot terroriste contre l'Etat, l'envoyant alors derrière les barreaux pendant 12 années.

Son parti fut bien évidemment dissout.

Cependant, ce monsieur affirme n'avoir jamais eu de lien avec le GIA et sa bande de terroristes.

Il a affirmé que son parti politique luttait simplement contre la pauvreté et n'avait en aucun cas l'intention de causer du tort aux Algériens.

Après avoir purgé sa peine, M. MADANI fuit au Qatar en 2003 où il est étrangement pris en charge par de riches mécènes ce qui lui permet, aujourd'hui à l'âge de 88 ans, de faire vivre sa famille composée de 6 enfants, pourtant tous majeurs, comme des princes.

Par exemple, en 2018, il a marié l'an passé l'un de ses fils et les festivités étaient, disait-on, dignes du mariage d'un roi.

D'ailleurs sa demeure est un luxueux palace. Ceremonie mariage

Qui sont ces mécènes, pour quelles raisons bénéficie-t-il d'un tel financement ? Personne n'en connaît la raison, même si on peut deviner une explication.

Mais comme dirait l'humoriste algérien Fellag  "eeeheeee Allah Allah Mashallah !"

Aujourd'hui encore, les Algériens en veulent à Abbassi MADANI.

Ce que retient la mémoire collective est qu'il a incité ses concitoyens, à l'époque, à la révolte et a contribué au chaos des pires années du jeune Etat d'Algérie.

L'entreprise de M. MADANI ne semble hélas pas s'éteindre avec la fuite du père au Qatar.

Aujourd'hui, c'est son fils aîné qui fait couler de l'encre en Algérie.

Ce dernier, vit aux côté de son père au Qatar tout en étant à la tête d'un media, chaine télévisuelle et site Internet, nommé "al Magrebya", dédié à divers sujets de société du Maghreb.

Il n'est pas rare que les reportages de ce média suscitent l'indignation des Algériens tant par les sujets traités que sa façon d'asséner ses "vérités".

Les sujets sont sensibles et des propos sont affirmés comme des vérités sans pour autant s'appuyer sur des faits vérifiables.

Ce média est plus proche d'un organe politique de propagande déguisé, en fait donc le digne successeur de feu le parti de son père, l'ancien F.I.S. algérien.

Prenons l'exemple d'un reportage, diffusé en 2017, qui affirmait que toutes les femmes divorcées ou célibataires, de la ville de Batna, obtenaient leur logement social en se prostituant auprès des agents de l'organisme public en charge des logements de cette localité.

Pour affirmer cela, le reportage se contente de témoignages d'hommes, visiblement fort imprégnés des thèses du F.I.S., qui affirment la réalité de cette situation.

Les Algériennes n'étant pas du genre à se laisser faire, les contenus diffusés par ce média font l'objet de constantes et vives critiques. Mais au fond, que pouvait-on attendre du fils du fondateur d'un parti dangereux ?

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Mis en ligne : Lundi 11 Mars 2019

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