HammamSymbole de l’art de vivre à l’orientale, le hammam représentait, à une époque, plus qu’un établissement de bains. La sortie des femmes au hammam était préparée, ritualisée et leur offrait l’occasion de se chouchouter et de rompre avec la routine quotidienne.
Au hammam, la coutume veut que l’on ne se soucie pas du temps qui passe. La journée du hammam était préparée au moins la veille voire plusieurs jours avant ! La femme qui s’apprêtait à aller au hammam, commençait par parfumer ses vêtements avec des pétales de fleurs, le plus souvent de jasmin. Puis, elle préparait une valise en raphia, dans laquelle elle disposait ses accessoires de toilette : - Un pagne appelé en arabe el fouta. - Trois récipients superposés contenant du tfal, du shampooing traditionnel, du savon et une crème dépilatoire, l’yaksa. - Un sceau en cuivre servant à puiser l’eau au bassin, mahbesse el hammam. - Et pour marcher à son aise, une paire de mules avec des semelles en bois confectionnée par la Kabkadji (artisane de la casbah), appelées el kabkab.
Lorsqu’elle était prête à prendre son bain, elle traversait une pièce froide dans laquelle elle croisait quelques femmes, venues prendre le frais. En poussant la grande porte, elle accédait à une salle dans laquelle étaient disposés de petits bassins en cercle. Au milieu de la pièce, il y avait une dalle tiède, sur laquelle elle pouvait s'allonger pour se détendre. Aux étages supérieurs, on trouvait de petits espaces cloisonnés et délimités par des arcades, où l'on pouvait recevoir des massages et des soins de beauté, prodigués par des employées du hammam. En sortant du hammam, la femme se sentait belle et revigorée. Le hammam lui offrait en plus l’occasion de s’évader du quotidien et de discuter avec d'autres femmes. En définitive, le hammam avait une vocation thérapeutique et sociale ! |
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