Les amendements du Code de la famille (Algérie)
Cela faisait plus de vingt ans que les partisans du progrès et de l'amélioration du statut de la femme algérienne attendaient une réforme du Code de la famille, faute de son abrogation. En 2004, l'Algérie adoptait enfin une série d'amendements du Code de la famille, censée mettre fin aux principales discriminations dont les femmes sont victimes. Mais ces amendements sont qualifiés de "timides" par certains observateurs, qui regrettent que le pouvoir algérien soit autant influencé par les lobbys islamistes. Selon les associations algériennes de défense des droits des femmes, une seule mesure est un réel progrès : En cas de divorce, l'époux est désormais tenu d'assurer un logement décent à la mère qui a la garde des enfants, ou à défaut, de payer son loyer. Auparavant, l'ex-mari pouvait mettre à la porte femme et enfant(s), même si l'épouse répudiée n'avait aucune source de revenus et que les enfants du ménage étaient encore financièrement dépendants de leurs parents. A noter que les autres modifications du Code de la famille sont susceptibles d'être modérées par des réserves qui en limitent les effets. En voici une liste synthétique : • Le mariage : l’âge du mariage, qui était de 21 ans pour l’homme et de 18 ans pour la femme, est uniformisé à 19 ans pour les deux sexes. L’époux ne peut plus donner procuration à une tierce personne pour le représenter lors de la conclusion de son mariage. La procuration a été supprimée dans le but de prévenir les mariages forcés. En Algérie, les lois civiles relatives au couple et à la famille sont régies par un code de la famille établi le 9 juin 1984 sous la présidence de Chadli Benjedid. Ce code qui contient des dispositions relatives aux personnes, au mariage, au divorce et à l’autorité parentale, légalise l’infériorité de la femme, la maintenant sous tutelle à vie. Le code de la famille fait des femmes d’éternelles mineures : à leur naissance elles sont sous l’autorité paternelle, et une fois mariées, elles passent sous l’autorité de leur mari. Avant les amendements de 2004, en cas de divorce, les biens du couple, y compris le domicile conjugal, revenaient à l’homme de façon exclusive. En ce qui concerne la tutelle légale des enfants, seul le père la possède. Auteur : L'équipe de Orientale.fr Mis en ligne : Mardi 23 Février 2010 à 12:26 CEST. |
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