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Technologies : Que du bonheur (ou presque)


Nous sommes parfois nostalgiques de l'époque où la vie semblait plus simple, ou nous étions plus proches les uns des autres, où les relations sociales étaient plus "physiques". Et à cette époque, nous étions moins équipés high-tech. Horreur : Sommes-nous en train de devenir des geeks, ces fanas de nouvelles technologies, ou le sommes-nous déjà devenus ? Et comment faisions-nous avant (était-ce mieux) ?

Internet : l'invention révolutionnaire !

 

Avant le développement du Web et des relations virtuelles, comment faisions-nous ? Quand on avait une question de culture, on devait fouiner dans la bibliothèque pour dénicher de gros bouquins poussiéreux genre encyclopédie Universalis ou gros dico illustré et mité. C'était bien quand même, parce qu'en allant à la biblio du coin on rencontrait des gens super sympa avec lesquels on discutait de la pluie et du beau temps et... on revenait à la maison en ayant oublié l'objet de notre recherche. Et puis soulever de grosses masses d'encyclopédie nous permettait de muscler nos petits bras tout mous. Pour le courrier, on envoyait, quand on y pensait, des lettres d'amour enflammées à kiki d'amour... qui pouvaient atterrir entre de mauvaises mains d'ailleurs. Et on avait la flemme d'écrire à Annushka, la correspondante ukrainienne. Et c'était pas plus mal en fait, parce que cette débauchée d'Annushka profitait de notre amitié épistolaire pour nous gratter des billets de 500 francs sous prétexte qu'elle les "collectionnait" (Oui, bien sûr, et mon popotin, c'est du poulet ?). Aujourd'hui, on fait une recherche sur Internet et en quelques clics, on a les infos que l'on cherche. Certes, il faut faire un peu de tri, savoir reconnaître les sources sûres, mais avec un minimum de discernement, on obtient rapidement l'info recherchée. On peut commander ses produits de beauté préférés, télécharger de la musique, retrouver nos vieilles amitiés de Bizerte, Casa, Alger, Alexandrie... et du monde entier en sirotant le café devant le PC. Même tata Hanounah tchate avec ses copines canadiennes et pépé Selim se fait aider par ses petits-enfants pour regarder des diaporamas de son village natal, avec la larme à l'oeil. Qui a dit qu'Internet ne réunissait pas les générations ?

Le téléphone portable, encore appelé cellulaire, GSM, .etc.

 

Avant le téléphone portable, pour communiquer à distance, il fallait ruser quand on était ado. Pour appeler son petit kiki d'amour, on devait utiliser le téléphone filaire familial. Pas pratique, vu qu'il était logé au coeur du foyer ou à l'entrée, et il fallait composer avec les va et vient des membres de la famille, qui avaient toujours le chic de passer à côté du téléphone plus que de raison dans ses moments-là. Il fallait alors trouver des codes, ne répondre que par oui ou non, esquisser des grimaces en chuchotant "écoute, je ne peux pas t'parler là, y a toute la familia qui défile...". Et, cerise sur le gâteau, on était accusée de faire exploser la facture téléphonique, alors que ces chenapans de parents ne se gênaient pas pour appeler les amis du bled pendant des heures. Quant aux inconvénients des cabines téléphoniques, on n'en parle même pas ! Mais c'était super quand même, parce qu'on vivait des émotions fortes quand on se justifiait sur l'heure tardive à laquelle on rentrait, sans avoir prévenu avant. Avec un téléphone portable, on a peu d'excuses pour filer en douce puisqu'on est censé être joignable tout le temps. Depuis cette laborieuse époque, les choses ont évolué. Aujourd'hui en effet, on est facilement joignable (quand le réseau fonctionne, qu'on entend la bête sonner et à condition que l'on ne soit pas en consultation médicale, évidemment) et on peut traquer tout le monde. Enfin, les parents ont lâché la bride aux ados qui peuvent bénéficier d'une certaine liberté tout en gardant le contact avec leurs parents anxieux. Et puis il y a les SMS, ces petits messages codés qui ont permis de réduire l'utilisation abusive de Post-It mémo. Enfin, on peut se servir de notre téléphone portable pour prendre des photos rapido...

L'appareil photo numérique

 

Avant cette géniale invention, on utilisait des appareils photo argentiques. Alors, non seulement il fallait prévoir d'acheter des bobines de films, et on en avait jamais assez bien sûr, mais en plus, il fallait attendre de les développer pour voir le résultat... pas forcément réussi. Quand le gus du centre de développement nous annonçait tout penaud qu'il avait perdu l'équivalent d'un mois de vacances que nous nous étions appliquées à immortaliser, notre joli teint frais virait au vert. Mais c'était quand même sympa parce qu'il y avait l'effet de surprise. Et lorsque les photos étaient développées, on les regardaient aussitôt en famille, ce qui favorisait les remarques indélicates ("Rhoo t'as vu comme t'es grosse sur cette photo", nous faisait remarquer notre enflure de grand frère. C'était rigolo). Maintenant, on utilise des appareils numériques, qui nous permettent de stocker nos photos sur l'ordi, de les publier sur notre blog et même de les imprimer si ça nous chante. Et en plus, on peut supprimer les photos ratées en douce et en toute simplicité. Et là, le grand frère, il ne peut que la mettre en veilleuse !

Auteur : L'équipe de Orientale.fr
Mis en ligne : Dimanche 4 Mai 2008 à 08:00 CEST.



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