Orientaux et conquête de l'espaceLes journalistes l'ont baptisé la course à la Lune. De quoi s'agit-il ? De l'empressement de plusieurs pays orientaux à explorer la Lune, le satellite naturel de la Terre. A commencer par les Japonais, qui ont envoyé leur engin exploreur "Séléné" ou "Kaguya" version nippone, dans l'espace fin 2007. Dans la mythologie grecque, Séléné est la déesse de la Lune, que les Romains appelaient Luna. Les Japonais ont donc envoyé dans l'espace Séléné, un satellite qui va tourner autour de la Lune jusqu'à la fin de cette année pour recueillir des informations. On croyait avoir déjà percé tous les secrets de la Lune, mais il faut croire que non ! Le but de cette exploration est de recueillir des données sur la géographie, les minéraux, la composition de la surface lunaire et même de son sous-sol. Contrairement à que l'on peut lire dans les beaux poèmes de la littérature arabe, la Lune n'est pas qu'un disque blanc et lumineux. Même s'il est vrai que depuis la Terre, nous en voyons toujours la même face, la plus lisse et la plus lumineuse. Grâce aux sondes que les scientifiques y ont envoyées, on sait désormais que la face que nous ne voyons pas depuis notre planète présente plus de cratères, dus à des chocs avec des météorites. La Lune nous protège donc des objets célestes qui pourraient entrer en collision avec notre planète bleue. En comprenant mieux comment la Lune est née et a évolué, nous pourrions mieux préparer de futures explorations. Avec comme objectif, à terme, de créer un établissement permanent sur la Lune ou sur un autre corps céleste, comme en rêvent les Etats-Unis. Un projet fou ! La Chine quant à elle, a lancé son satellite Chang'e-1 le 24 octobre dernier. La Chine avait planifié l'envoi d'un satellite pour cartographier la Lune depuis au moins 2005, mais elle prévoit aussi l'alunissant (dépôt sur la lune) d'un robot vers 2010. L'Inde aussi souhaite devenir un acteur important de la conquête spatiale et doit lancer un satellite qui tournera également autour de la Lune, Chandrayaan-I, en avril 2008. Grands absents de cette course à l'espace : les pays arabes... Du moins, pour l'instant. |
|