Est-elle vraiment une amie pour vous ?Certaines amies en apparence bienveillantes, vous font plus de mal que de bien. Pas toujours sciemment d’ailleurs. On nous dit que l’amitié est importante dans la vie et c’est vrai. Mais il y a des relations amicales dont on se passerait bien… Voici quelques exemples. L’amie sadique
"Je croyais que j’avais trouvé une amie à l’écoute de mes problèmes", dit Myriam. A l'écoute ? Disons que lorsque Myriam souffrait, son amie D. l’appelait aussitôt pour avoir des détails sordides sur ses mésaventures. "Mais maintenant que j’y pense, je suis sûre que D. prenait un malin plaisir à me voir souffrir", renchérit Myriam. Quand celle-ci confiait à son amie qu’un homme la faisait souffrir, D. lui balançait "Eh ben ma grande, tu as le don de dégoter de ces losers, toi !". Loin d’être réconfortantes, ces paroles n’aident pas non plus à faire de meilleurs choix amoureux ! Surtout lorsque "l'amie" se met à jouer les entremetteuses... "Un soir, peu de temps après ma rupture amoureuse, nous nous sommes rendues à une fête, raconte Myriam. Là-bas, elle m’a présenté à un de ses copains qui ne me plaisait absolument pas, en lui disant 'Hey, si tu la veux celle-là, prend-la, elle est libre maintenant !', le tout suivi d’un rire rauque à la Cruella. J’étais choquée !". Petit à petit, D. brisait tous les rêves et les espoirs de Myriam. A force de lui répéter qu’elle était condamnée à la solitude parce qu’elle ne dégotait que des salauds, Myriam a failli finir par y croire. Jusqu’au jour où elle a pris conscience que son amie était plutôt une ennemie qui l’empêchait d’évoluer. Décryptage psy : La vie de D. est si ennuyeuse, qu’elle se réconforte en brisant les rêves des autres. C’est un comportement sadique. Parallèlement à des paroles soi-disant bienveillantes (elle vous adore, vous êtes sa meilleure amie), elle glisse des phrases blessantes ou qui créent le malaise. Elle minimise vos réussites ("C’est bien que tu aies décroché ce job, mais ce n’est pas ça qui va te permettre de gagner assez pour sortir de ton gourbi !"). Mais elle élude toujours une discussion franche, évite de s’expliquer sur ses phrases meurtrières, allant jusqu’à les nier ("J’ai dis ça moi ?") et s’arrange pour les tourner à son avantage en vous culpabilisant. Elle dira par exemple "Tu es trop naïve, tu ne t’en sortiras jamais ma pauvre !". Mais en fait, la plupart du temps, ses conseils amicaux consistent à vous monter la tête et à vous vider de votre énergie. Elle est incapable de franchise, on ne peut donc pas espérer construire une relation amicale saine avec elle. Pour résumer, avec elle, on voit son avenir en gris souris et on ne peut que finir par toucher le fond. Pour s’en sortir, il ne faut surtout pas l’écouter mais vivre sa vie loin d’elle. L’amie maternisante
Après trois mois passés dans une entreprise, Linda a été remerciée. Elle a alors trouvé du réconfort auprès de son amie F.. Cette dernière se comportait comme une mère avec elle : elle l’appelait tous les jours, l’invitait régulièrement à prendre l’air ou à aller boire un café pour lui changer les idées. A côté de cela, elle la valorisait excessivement avec des paroles telles que "Si ton boss t’a virée, c’est parce qu’il ne supporte pas que tu aies plus de qualités que lui.". F. berçait la malheureuse de douces illusions tout en la laissant ruminer sa rancœur envers ce "boss jaloux de ses qualités". Linda reconnaît qu’elle a apprécié de se faire dorloter, car à l’époque, elle n’avait pas envie de se remettre en question, bien qu’au fond, elle sentait que le poste ne lui convenait pas. "En vérité, ça m’arrangeait d’être dans le rôle de la victime, car je n’avais pas envie de regarder les choses en face. Dès le début, je ne sentais pas ce job, je ne m'entendais pas avec mes collègues, bref je ne m'y plaisais pas…". Les choses se sont gâtées entre les deux femmes, quand quelques semaines plus tard, Linda a trouvé un job, qui, cette fois-ci, lui convenait et dans lequel elle s’épanouissait. F. est alors devenue froide, à la limite de l’agressivité. Comme si elle en voulait à Linda de ne plus être sa petite chose à dorloter. "J’étais déçue, explique Linda, parce que je pense qu’une véritable amie ne doit pas seulement consoler dans les moments de tristesse, elle doit aussi pouvoir se réjouir pour l’autre quand il est heureux". Auteur : L'équipe de Orientale.fr Mis en ligne : Samedi 14 Juin 2008 à 08:00 CEST. Autour de ce sujet
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