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Karaté-do


Largement démocratisé dans le monde entier, cet art japonais du combat que l'on appelle Karaté-do, a des origines chinoises qui remontent au 5e siècle. Karaté-do est composé des mots signifiant vide/nu (kara), main (te) et voie (do), car le karaté-do est une forme de combat qui se pratique à mains nues, sans armes. C'est au début du 20e siècle que ces mots ont été prononcés pour la première fois par un maître originaire d'Okinawa, Gichin Funakoshi, qui enseignait une technique de combat moderne - pour l'époque - dans un dojo de la banlieue de Kyoto.
Revenons aux origines du Karaté. Vers le 5e siècle de notre ère, Bodhidharma, un moine bouddhiste indien issu d'une famille royale, s'installa en Chine dans un monastère Shaolin. Il enseigna aux moines de Shaolin diverses techniques pour leur permettre de renforcer leur souplesse et leur santé, ainsi que des mouvements de combats inspirés des attitudes corporelles des animaux. Ces mouvements de combats seront ensuite adaptés par les Chinois, qui en feront des techniques d'auto-défense. C'est ainsi que l'ancêtre du Karaté-do a vu le jour. Ces techniques sont regroupées sous le nom de Kempo, parfois transcrit Kenpo, qui signifie en japonais "technique du poing".

Le Kempo s'inspire de la méthode de combat chinoise appelée Kung-fu (ou Wushu kung-fu). En Chine, le Wushu kung-fu sera, au fil du temps, enseigné dans tout le pays et sera enrichi de nouvelles techniques par les différents maîtres de la discipline. Ces techniques seront même adaptées à chaque région ! Les habitants adapteront en effet les techniques selon leur morphologie ou leur climat. Et il est vrai qu'on ne peut utiliser efficacement les méthodes d'attaque ou de défense selon que l'on doive affronter un truand sur un terrain sec et plat ou dans une grotte par exemple... Il résultera de ces adaptations régionales la création d'écoles différentes.

Au 15e siècle, les Chinois envahirent Okinawa, une île située au sud-ouest du Japon. A cette époque, les paysans de l'île étaient livrés à eux-mêmes et se défendaient de leurs envahisseurs, des armées régulières, avec les moyens du bord. Plus précisément avec leurs outils agricoles et une technique de combat locale appelée Te ("main"). Lorsque, deux siècles plus tard, les Japonais de l'est voulurent reconquérir l'île, ils interdirent par précaution l'utilisation et le port d'armes par ses habitants. Cela ne découragea pas les habitants d'Okinawa, qui mirent au point des techniques de combat corporel ne nécessitant pas l'utilisation d'armes, ou plutôt, utilisant les armes naturelles du corps. Ces techniques, qu'ils baptisèrent le To-de est un mélange de techniques empruntées au Kung-fu chinois - que les habitants d'Okinawa ont apprises au contact de leur ancien envahisseur ! - et au Te, la technique de combat locale utilisant principalement les mains.

Au 19e siècle, Anko Itosu, originaire d'Okinawa, étudie le Shuri-te avec le célèbre maître Matsumura, inventeur du style Shorin, dont les techniques sont souples et rapides. Anko Itosu, une fois devenu expert dans la pratique du Shuri-te, parviendra à imposer la pratique du Karaté Shorin dans toutes les écoles primaires d'Okinawa ! Le Shuri-te sera sans cesse amélioré et ses techniques évolueront durant des siècles, jusqu'à donner naissance au Karaté-do, qui lui aussi a beaucoup évolué depuis que maître Gichin Funakoshi en a fait la première démonstration en 1915...

Si les les katas en Karaté-do sont impressionants, rien n'est plus spectaculaire que les démonstrations de Shaolin Wushu.

 

 


 
Auteur : L'équipe de Orientale.fr
Mis en ligne : Samedi 18 Juillet 2009 à 18:48 CEST.

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